encore des épreuves. je descend à métro anvers et la ville est grise et noire. il fait frais. les feuilles mortes voltigent en l'aire et jonchent sur le sol. les enfants jouent au parc et hurlent fort! ils hurlent de ma part aussi, moi qui ne dois plus hurler. et les feuilles neigent sur les enfants, elles pleuvent du ciel et entourent, momentanément, ces petits êtres, si plein d'espoir et de convoitise. elles sont chartreuse et elles sont dorées et elles sont venues ici d'une autre monde où il n'existe plus des cauchemars ni des sueurs dans la noir d'un minuit solitaire la lumière descend faible et blanche, comme le clair de lune. mais il fait jour encore, non? je somnambule les jours et les nuits. je cherche mon corps vivant qui sort parfois, mais il reste toujours dans un temps et un endroit qui m'est inaccessible.
je suis sortie pour voir areil pink's haunted graffiti et j'ai dansé toute la nuit, de neuf heures à deux heures, infatigable. le décalage entre le moi qui me manque, le moi que toi, de ton part, a formé, et le moi qui s'éclore, qui est en train de naître, fait mal parfois. comme s'il y avait un femme dans ma peau qui lutte contre la femme qui je suis pour sortir. mais qui est-elle? j'approuve? je préférais l'enfermer, l'emprisonner?
je somnambule les nuits et les jours, les entrechoquements du métro me pousse en avant, les mots m'entourent. je suis retournée à mon état d'argile, j'attends tes mains
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